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LE BAL

En piste ! La Compagnie Ariadne invite les spectateurs à fabriquer une joyeuse expérience collective. Ambiance et bonne humeur garanties !

Cinq comédiens et leurs complices s’affairent à la préparation d’un bal. De l’accueil des convives au service, la fête se construit autour d’histoires simples et d’instantanés attrapés au vol, aussi bien dans la littérature que dans la vraie vie. Ici, c’est le texte qui mène la danse. Vivons ensemble ces préparatifs pour que ce bal soit véritablement un moment collectif où chacun se sent invité à bouger, à sa façon. La scène est à nous tous, publics et artistes, artisans d’un moment où l’on honore la fête pour ce qu’elle est. Juste pour le plaisir d’être ensemble. Une jolie manière de se questionner sur la quête du bonheur en dansant. Depuis 30 ans maintenant, la compagnie Ariadne défend le théâtre d’aujourd’hui et ses auteurs, interroge le monde avec un langage singulier. Avec Le Bal, elle continue à s’adresser à tous avec exigence, à chercher et à trouver des passerelles entre les publics, avec l’urgence, cette fois-ci, de célébrer la convivialité retrouvée.

S’ENGAGER

Endosser l’uniforme dans l’espoir de se racheter une conduite. Trois amis en errance se cherchent un avenir. S’ENGAGER, la nouvelle création d’Anne Courel où fiction et réalité se mêlent dans un théâtre-récit qui laisse éclore la parole de ces adolescents. 

Ils en ont partagé, des joies et des galères, ces trois-là ! Yasmine, Killian et Garance sont amis depuis toujours, amis pour toujours, complices de bêtises sans nom et sans fin. Jusqu’à ce qu’elles deviennent un jour de vraies bêtises, de celles qui sont punies par la loi. Les voilà tous les trois définitivement virés du lycée, arrêtés net dans leur scolarité. Leur amitié est alors mise à rude épreuve dans leurs quêtes individuelles pour se reconstruire, s’inventer un avenir. Ils hésiteront, mais finalement choisiront d’intégrer l’Armée, avec ses codes, ses valeurs, sa discipline. Mais rien ne sera simple. L’uniforme réveille quelques rancoeurs, certaines colères. Jusqu’au drame final. L’auteure Magali Mougel et la metteure en scène Anne Courel donnent avec S’ENGAGER la parole à ceux dont on ne parle pas, à ceux pour qui les portes se ferment, et ouvrent le débat sur les dispositifs d’insertion. Au coeur d’une scénographie mêlant fiction et réalité, Yasmine, Killian et Garance nous donnent à voir ce qu’il se passe dans la tête des ados en mal de réussite. Comment se frayer un chemin et trouver sa voie ? 

S’engager – ANNULÉ

Endosser l’uniforme dans l’espoir de se racheter une conduite… Anne Courel, avec son équipe, s’intéresse à ces jeunes qui intègrent l’Armée, ces « volontaires » qui passent par l’école de la deuxième chance.

À grands renforts de campagnes d’information, l’Armée travaille au recrutement de ces jeunes se trouvant en grandes difficultés d’insertion sociale et professionnelle.  La notion d’engagement est au cœur des valeurs portées par les centres de formation militaire. Fantasme de l’héroïsme, dépassement de soi, appartenance à un groupe, disparition des classes sociales, fierté des familles : de belles promesses pour demain. Mais comment s’articulent discipline, uniforme et réalisation de soi ? Quelle place pour l’imagination, la fantaisie ? Fruit d’un travail d’immersion auprès notamment de jeunes engagés dans ces dispositifs prévus par le Ministère de la Défense, cette nouvelle création d’Anne Courel mêle fiction et réalité dans un théâtre-récit qui laisse éclore la parole des adolescents, tout en interrogeant le rôle et la responsabilité de la société envers ses enfants. 

Ces filles-là

Elles sont vingt, Ces filles-là, choisies, triées sur le volet. Ce sont les filles de Sainte-Hélène, une prestigieuse institution. Leurs parents veulent ce qu’il y a de mieux pour elles. Dans cet univers clos, elles grandiront ensemble pour le meilleur mais aussi pour le pire. Car une photo de Scarlett nue est mise en circulation, ce qui déclenche les pires instincts chez les autres élèves, au point que Scarlett doit quitter l’établissement pour un autre où… la photo la poursuit. 
Faisant écho à l’autre spectacle Holloway Jones, présenté en décembre, Anne Courel explore de nouveau les thèmes de l’adolescence avec cet autre texte d’Evan Placey, questionnant cette fois le rapport à l’image, et l’importance qu’a celui-ci pour les ados d’aujourd’hui. Ce texte montre comment réalité et virtualité peuvent s’enchevêtrer, comment une simple image peut impacter la vie de tout un groupe. Parfois jusqu’au pire… Sur scène, douze comédiennes professionnelles et les huit adolescentes qui auront travaillé dans les ateliers qu’Anne Courel et sa troupe auront mené dans les lycées chablaisiens depuis la rentrée. Vingt femmes, de quatre générations différentes, dont les voix se mêleront, comme les témoins d’un drame contemporain… Ces filles-là

HOLLOWAY JONES

Holloway rêve d’être quelqu’un, tout simplement, comme tous les adolescents. Mais elle porte le nom de la prison où elle est née, alors il va sans dire que beaucoup ont déjà tracé la voie pour elle. Sur sa route il y a un vélo, un BMX, cadeau fait par l’une de ses familles d’accueil. Un vélo porteur d’espoir avec lequel elle filera loin de la prison et du déterminisme qui l’attend, et multipliera les rencontres. Un coach l’a repéré, il a de l’ambition pour elle, lui parle des Jeux Olympiques. Il y a aussi Avery, petit voyou et chef de bande qui perturbe l’itinéraire, à sa façon. Nous suivons Holloway Jones de 2008 à 2012, de sorties de routes en reprises, de sauts en chutes, dans sa quête furieuse de devenir quelqu’un… un jour. 
Anne Courel poursuit sa recherche d’un théâtre qui parle aux adolescents et ouvre un passionnant itinéraire de création avec deux spectacles présentés sur nos scènes cette saison : Holloway Jones puis Ces filles-là. Deux pièces d’un même auteur qui ont en commun de raconter avec une formidable énergie les rapports complexes entre l’individuel et le collectif. Anne Courel les anime aujourd’hui après un foisonnant travail de réflexion engagé avec de nombreux jeunes issus de milieux sociaux et de régions variés. Cette multiplicité des regards et des approches du texte a nourri le travail de la mise en scène, du jeu.

Au pont de Pope Lick

Habitant une petite ville du nord des Etats-Unis dans une vallée du Kentucky, deux jeunes laissés-pour-compte dans un monde en pleine mutation, cherchent comment exister pendant la grande dépression. Pace Creagan traîne ses 17 ans sur le Pont de Pope Lick, elle ère et cherche à défier la mort en inventant un jeu dangereux : traverser les voies de chemin de fer avant que la locomotive à vapeur du train de marchandises n’ait eu le temps de passer d’un bout à l’autre du pont. Dalton, 15 ans et amoureux d’elle, n’hésite pas à la suivre… 

Avec le texte percutant de cette auteure américaine contemporaine, Anne Courel se donne une fois encore la possibilité d’aborder les questions sociétales qui lui tiennent tant à cœur. À travers l’histoire singulière d’une « jeune fille » avec son destin de « presque femme » saisie par la violence du contexte économique de la crise de 29, la metteure en scène parle aussi de la place des jeunes adultes dans ce début du 21e siècle. Dans ce texte, la rage de vivre des jeunes gens se heurte à l’inertie des adultes désabusés, abîmés par les déboires et la misère. Un spectacle où les mots sont en équilibre sur le fil de la vie…

“  Naomi Wallace (…) sait mentir pour dire la vérité, écrire une fiction pour mieux dire notre vérité. Je choisis de plonger les personnages dans un monde de cinéma. Sans doute pour que nous hurlions ensemble que la dépression, le labeur qui ronge, les temps difficile set la crise, ce n’est pas du cinéma ! “ 
Anne Courel

Alice pour le moment

Nous retrouvons une habituée de nos plateaux, à Thonon et sur les Chemins de Traverse. Cette fois-ci, Anne Courel met en scène un texte beau et sensible qui aborde avec finesse le thème de l’adolescence et celui de la différence.
Au fil des quelques semaines passées avec Alice, son père et sa mère, on découvre le monde de l’errance et les difficultés relationnelles qui découlent de ces voyages permanents. Avec une grande finesse et un humour subtil la pièce interroge les sentiments des uns et des autres et jette un regard plein d’espoir sur la vie et sur ce moment si délicat entre enfance et âge adulte.

Alice rêverait de pouvoir vivre comme les autres jeunes de son âge, avoir des amis et un amoureux. Mais ce serait sans compter avec ses parents, réfugiés politiques chiliens qui vivent l’exil au rythme des petits boulots du père. Régulièrement, ils quittent leur logement en catimini, chargent la vieille Mercedes et vont plus loin. Alice doit alors quitter les uns et les autres pour se reconstruire ailleurs. Pourtant, grâce à la force d’une famille unie et à l’humour toujours présent, Alice parvient à se nourrir de petits bonheurs et à grandir, riche de force et de maturité.

Cette pièce est tout sauf « tendance » !
Sylvain Levey y prend les modes à revers avec une désinvolture qui m’enchante.
Nulle dénonciation tapageuse, pas d’effets de manche, pas de brûlot éminemment polémique …
une seule simple et belle question, tranquillement posée : comment être soi-même et cultiver l’art de vivre ensemble ? Quel programme…

Anne Courel – Metteur en scène

Le Roi s’amuse

Le temps d’une soirée, le château de Thénières se transforme en véritable cour du Roi où le public est invité à festoyer autour d’un banquet puis d’un spectacle créé pour l’occasion par la Compagnie Ariadne. Vous connaissez certainement François Ier, monarque emblématique de la Renaissance, mais vous serez peut-être surpris de le découvrir ainsi, noceur et libertin, profitant de son pouvoir pour soudoyer ses sous-fifres… C’est pourtant l’image que nous en livre Victor Hugo dans cette pièce qui a inspiré le célèbre opéra de Verdi, Rigoletto. La compagnie Ariadne, fidèle aux Chemins de Traverse relève le défi artistique de créer cette pièce devant le château de Thénières. Le décor de ce drame historique est tout trouvé… Ainsi, le château et son domaine se feront le théâtre des farces du bouffon Triboulet et des extravagances de son roi qui s’encanaille : il boit et rit des railleries du fou du roi, qui l’incite à la débauche. Tous ignorent pourtant que l’amuseur bossu a une fille, Blanche, un joyau qu’il chérit et tient précieusement éloigné des frasques des courtisans. Par malheur, la vigilance d’un père ne saurait empêcher une malédiction de se réaliser et le roi de convoiter la belle Blanche…
Et puisqu’une ambiance de fête règne à la cour de François 1er, les réjouissances seront aussi de la partie à Thénières ! Avant le spectacle, vous pourrez profiter pleinement du parc du château et apprécier une ambiance conviviale et champêtre avec victuailles et saltimbanques aux multiples talents.

Hugo 266

Notre-Dame de Paris, nous connaissons tous cette histoire, ou nous en avons au moins une représentation plus ou moins vague. L’amour secret de Quasimodo pour Esméralda, la fête des Fous, la vengeance de Frollo… le roman de Victor Hugo en a inspiré plus d’un, qu’il s’agisse de films, dessins animés ou comédie musicale. Et si nous allions découvrir ou redécouvrir des moments de textes oubliés ou jamais lus ? Des anecdotes sur l’Histoire ou sur des personnages secondaires, qu’Hugo prenait plaisir à décrire. Nous vous proposons une exploration du roman, de ses passages secrets, en trois temps. Trois soirées sous forme de veillées pendant lesquelles nous prendrons le temps d’écouter la langue, de se retrouver autour de ce qui nous est familier et de nous laisser surprendre par les questions que l’auteur nous pose à travers le temps. Un moment de rencontre entre les artistes et le public autour du monumental Hugo. Découvrez avec fascination Quasimodo au travers des mots, les errements de Gringoire à la Cour des Miracles au détour d’une phrase, les tours de la chèvre savante d’Esméralda… et tout ceci sans les images… mais en musique ! Ainsi, une comédienne et une musicienne se feront les interprètes de ces milliers de voix présentes dans ce roman, avec le texte d’Hugo pour partition. Un petit groupe d’amateurs de théâtre d’Excenevex et des alentours participera à cette aventure, se fera « rapporteur » de chaque épisode et créera ainsi le lien entre chacune des veillées. La compagnie Ariadne a imaginé cette découverte des faces cachées de Notre-Dame de Paris comme une épopée, un parcours à suivre entre ce 3 octobre et le mois de février. Trois tomes, ou trois épisodes d’un feuilleton pour profiter de délicieux et inattendus morceaux choisis !

Le Traitement

Le Traitement de Martin Crimp est un écho à Valparaiso de Don De Lillo, qu’Andrea Novicov et sa compagnie Angledange ont créé en avril 2007. Une nouvelle façon de montrer les rapports que la télévision (le monde des images) entretient avec la réalité. Comment elle se nourrit du quotidien (réel ou fantasmé) des « vrais gens » comment elle se détourne de toute fiction et préfère « fictionner » à partir de la réalité. Comment elle engloutit les histoires et les protagonistes de ces histoires ‘ les digère et les recrache une fois que l’affaire est dans la boîte. Anne Courel est une habituée de Thonon et de ses environs. Elle y a présenté Yvonne Princesse de Bourgogne, Les Sincères et à l’occasion des Chemins de Traverse, Peepshow dans les Alpes et Ma Famille. C’est donc tout naturellement à elle que la Maison des Arts Thonon-Evian a confié la première création de sa saison, tirée du livre de l’auteur britannique Martin Crimp.

Une ville : New York. Un milieu : le monde du spectacle. Une période : 1990. Une femme : Anne. Elle vient dans le bureau d’une agence artistique raconter l’histoire de sa vie à un couple en quête d’un synopsis entourés d’un écrivain oublié, d’une stagiaire ambitieuse et d’une star exigeante. Entre cruauté et innocence, chacun vise a dépouiller l’autre de sa parole et de son identité. Un suspens haletant à l’ironie mordante et aux personnages ambigus et imprévisibles. Une histoire où tout s’achète : non seulement les œuvres mais aussi leurs auteurs…

Parallèlement aux petites formes autour desquelles le dialogue avec le public est assez « thématique », j’ai besoin de me laisser raconter quelque chose de plus trouble, de plus intime, qui témoigne néanmoins tout aussi violemment du chaos, des petites et grandes catastrophes (…). Avec le spectacle À tue-tête, j’ai pu expérimenter des postulats et idées sur le texte comme partition, la musicalité de la langue : c’est l’heure d’aller au bout de cette piste qui me tient à cœur de plus en plus. C’est à ce double titre que l’œuvre de Martin Crimp m’intéresse aujourd’hui, en ce qu’elle questionne très profondément les rapports du personnel et du collectif, du langage et de la réalité, théâtrale entre autres. Son écriture est nette et efficace, elle inquiète ou s’inquiète du monde mais sait le faire avec humour et laisser une grande place à l’onirisme.
Anne Courel – Metteur en scène