Venu à la danse par le hip-hop, Mourad Merzouki (Corps est graphique, Terrain vague, Tricôté… ) fonde en 1996 la compagnie Kafig, qui se nourrit de multiples courants artistiques. En 2006, le chorégraphe rencontre la Companhia Urbana de Dança à la Biennale de la danse de Lyon. De cette collaboration à la confluence de plusieurs univers naît Agwa, un spectacle commun placé sous le signe de l’eau, à la fois élément essentiel de notre corps, ressource que l’on se doit d’économiser et de préserver, et symbole de renouveau. Sur scène, les danseurs de la compagnie brésilienne virevoltent dans un tourbillon de figures acrobatiques autour de quelques gouttes de cette eau, d’autant plus précieuse qu’elle se fait rare.
Ces onze danseurs cariocas ont des histoires aux cours sinueux qui plongent leurs racines dans les favelas et qui font resurgir des souvenirs de la même veine au chorégraphe. Ayant grandi dans la marginalité, ils ont tous puisé dans leur passion de la danse la rage de s’en sortir et d’aller vers l’autre. Ils diluent et mélangent sans aucun complexe hip-hop, capoeira, samba, musique électronique et bossa nova pour faire émerger une danse aux acrobaties époustouflantes, bourrée d’énergie et d’invention.


