Comme Emilie Valantin, Maryse Delente s’arrête régulièrement sur les bords du Léman, le temps d’un spectacle. Pour clôturer la saison, voici un hommage en forme de « best of », Mariana et El canto de Despedida, deux très belles pièces de la chorégraphe qui a quitté Lyon pour diriger un Centre National Chorégraphique National dans le Nord.
Ancienne danseuse au Capitole de Toulouse et soliste au Ballet Royal de Wallonie et au Ballet de l’Opéra de Lyon, Maryse Delente, après avoir obtenu le grand prix du concours chorégraphique de Cologne en 1982, a créé sa compagnie en 1985, à Vaulx-en-Velin. Captivant le public et les professionnels grâce à son style si personnel, elle est régulièrement invitée à travailler avec de nombreuses compagnies en France et à l’étranger.
En 1995, elle est nommée à la direction du Ballet du Nord à Roubaix. Programmée à l’Olympia de Paris en décembre 2000 par Marie-Claude Pietragalla, elle est choisie comme chorégraphe par la compagnie hollandaise lntrodans qui fêtera ses trente ans d’existence en décembre 2001.
C’est un ouvrage du XVIIe, siècle, « Les lettres de la Religieuse portugaise » qui inspira Mariana à Maryse Delente. Le spectacle, créé en 1989, décline sur ces écrits qui firent scandale – la religieuse aime plus l’homme que Dieu – tous les états d’un corps traversé par le désir. Les corps errent ou roulent du bassin dans un itinéraire fait d’amour dans sa tendresse et sa violence, sa drôlerie et sa tragédie. Entre séduction, possession, volupté et pudeur…
De tout temps les femmes, créatrices de vie, ont dû affronter la folie guerrière des hommes. Avec ce Canto de Despedida, ce chant de l’Adieu porté par la puissance du flamenco, la chorégraphe a voulu rendre hommage aux femmes yougoslaves, aux « Folles de Mai », à toutes les femmes meurtries dans leur corps et dans leur cœur.
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Mariana et El canto de Despedida
Don Quichotte
Depuis qu’elle a repris la direction du Ballet du Nord en Janvier 95, Maryse Delente ne s’est guère accordé de repos. Réinsuffler le désir dans une compagnie qui a connu bien des déboires, développer une politique de chorégraphies invitées, mettre en place des actions de sensibilisation en direction de la population et poursuivre son travail de création tels sont quelques-uns des objectifs en partie atteints. Depuis des années, elle revisite le répertoire, non pas dans un souci de reconstitution, mais pour porter son propre regard sur des œuvres qui ont marqué l’histoire de la danse.
L’écriture est franche, la dramaturgie claire, la danse porteuse autant d’émotion que de message. C’est avec un réel bonheur que nous la retrouvons à Thonon avec sa nouvelle création, Don Quichotte, un spectacle coloré plein d’humour et de poésie, qui émerveille à tous moments.
Roméo et Juliette
» Symphonie tragique ou poème sur l’amour et la haine« , c’est ainsi que Maryse Delente définit l’argument de sa nouvelle création, Roméo et Juliette. » Pour moi, poursuit-elle, un ballet, quel que soit le mode d’expression choisi, doit avant tout être chargé de sens car alors il saura nous toucher au cœur. «
Depuis de nombreuses années nous soutenons l’action de Maryse Delente et nous vous avons présenté nombre de ses spectacles, Mariana, Entre chien et loup, L’Etrangère, entre autres. En Janvier 95, la chorégraphe, nommée directrice du Ballet du Nord, a quitté Vaulx-en-Velin pour Roubaix. Nous sommes heureux de la retrouver à Thonon à la tête de cette nouvelle compagnie.











