La comédie turbulente n’a rien perdu de sa force politique. Beaumarchais a écrit Le Mariage de Figaro quelques années avant la Révolution Française. La liberté de ton qu’il offre à ses personnages et la dénonciation des privilèges archaïques laissent déjà entendre les prémices de la révolte qui va suivre. Figaro, valet du Comte Almaviva doit épouser Suzanne, femme de chambre de la comtesse mais le comte libertin entend bien faire valoir son droit de cuissage auprès de la jeune Suzanne. Il va faire face à une véritable levée de boucliers de la part de ceux qui comptent bien abolir ce privilège moyen-âgeux.
Rebondissements trépidants, comique de répétition, travestissements : tous les ingrédients d’une comédie au rythme endiablé sont présents pour savourer cet imbroglio amoureux et ce face à face entre maîtres et valets. Agnès Régolo souligne la fraîcheur et la vitalité de ce grand classique Le Mariage de Figaro en lui conférant une atmosphère allègre, un punch rock, un brin déjantée sans perdre de vue la profondeur des propos et l’importance de ce qui se joue ici dans la lutte des classes et des sexes. Un théâtre du désir lancé à plein régime.





