Seconde pièce de la trilogie, Incendies s’apparente directement à la tragédie grecque et à ses mythes. Ayant pour thème majeur la guérison des mémoires et la force de la parole donnée, cette pièce touche avec une grande subtilité chacun de nous au plus profond de son histoire.
La guerre, l’exil, l’identité, la filiation hantent Wajdi Mouawad. Pour vaincre l’oubli, il écrit le souffle, l’essoufflement et les brûlures de la vie. Les chemins de ses personnages se rencontrent. Vivants et morts sont amenés à se passer le flambeau, à croiser le fer de la mémoire. Incendies raconte en parallèle trois histoires intimement liées, trois destins en quête de leur existence. À la mort de leur mère Nawal, les jumeaux Jeanne et Simon découvrent ses dernières volontés. Ils doivent se lancer dans une quête qu’ils n’auraient jamais imaginée : chercher leur père (qu’ils croyaient mort) et chercher leur frère (ils ne savaient pas qu’ils en avaient un). Bien au-delà de l’histoire du Liban, cette pièce donne à comprendre l’absurdité de chaque guerre et la difficulté à se réconcilier, à pardonner, à avancer.









