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Le vaillant soldat de plomb

Le vaillant soldat de plomb : le jour de son anniversaire, un petit garçon reçoit en cadeau une boîte de 25 soldats de plomb. L’un d’entre eux est un peu différent : il n’a qu’une seule jambe, car c’est lui qui a été fondu en dernier et il ne restait plus assez… de plomb ! Le soir, l’enfant les aligne sur la table parmi d’autres jouets. Le fameux soldat remarque tout de suite une danseuse, qui se tient gracieusement sur une seule jambe. La croyant unijambiste comme lui, il pense qu’elle serait la femme idéale et en tombe amoureux…

Avec ses spectacles peints, Joachim Torbahn réussit à créer une synthèse originale entre les beaux-arts et le théâtre. Pour Le vaillant soldat de plomb, le peintre-comédien esquisse une grande chambre d’enfant et la décore avec des jouets et des figurines merveilleuses. Les images tourbillonnent au rythme des pinceaux et les couleurs créent un monde magique. Lorsque le soldat de plomb est séduit par la danseuse, une odyssée turbulente commence, qui entraine le jouet et le peintre dans une grande aventure créative. Ce spectacle a été présenté dans de nombreux festivals tout autour du monde.

La Flûte enchantée

La Flûte enchantée est un monument Une production que nous ne pouvons pas, dans sa forme opératique, accueillir sur nos plateaux. Alors qu’on se le dise d’entrée de jeu, cette Flûte enchantée entièrement basée sur l’œuvre de Mozart est autre chose. Un spectacle qui associe huit musiciens, un contre-ténor qui va défendre tous les rôles de Sarastro à la Reine de la Nuit, deux marionnettistes qui s’affairent avec virtuosité autour d’un castelet repris par des caméras sur deux grands écrans.
Une Flûte enchantée plus courte que l’œuvre originale et qui gagne beaucoup en lisibilité. Le voyage initiatique de Tamino en est le cœur et il nous embarque avec lui. Pas de problème pour la compréhension du texte bien sûr chanté en allemand, avc une version originale sous-titrée en français. Au final une manière originale, pétillante et pertinente de monter un des chefs-d’œuvre de la musique de tous les temps.

La représentation démarre d’une façon on ne peut plus classique. Les huit musiciens en queue-de-pie et robe du soir investissent le plateau ainsi que le contre-ténor qui interprétera à lui seul tous les rôles, toutes les voix. Suivent Papageno, Tamina, la Reine de la nuit… Tous les personnages de cet opéra se retrouvent avec de drôles de têtes en papier mâché, peintur1urés, vêtus de quelques bouts de tissus et évoluent dans une forêt magique en décors peints. Associant l’art de la manipulation de la marionnette à un dispositif technique très élaboré, Tristan Vogt et Joachim Torbahn enchaînent les scènes à vue derrière leur castelet de verre. Les marionnettes sont manipulées à plat sur un castelet à l’horizontal et, grâce à un savant jeu de caméra, l’action, les transformations et les changements de décors sont projetés en direct sur grand écran.