Au-delà des mots, la puissance de la poésie de Gabriel Garcia Marquez nous envoûte de ses couleurs baroques et lumineuses. Le rythme de l’écriture vibre dans la voix des comédiens tandis qu’un monde foisonnant s’inscrit dans nos imaginaires. Avant la présentation d’Erendira la Compagnie Premier Acte imagine un spectacle en un acte à partir de deux courtes nouvelles de l’écrivain colombien, dont les héros sortent tous du sanctuaire imaginaire que constitue Ja fresque des Cent ans de solitude. Ces deux histoires racontent avec truculence la rencontre entre des gens simples et l’extraordinaire… Alors qu’un vieil ange s’écroule dans la cour d’une ferme, le plus grand noyé du monde s’échoue sur la plage d’un village…
Comment rendre sur scène tout à la fois la légèreté et la force de l’écriture ? Comment montrer dans un espace vide de décor l’univers abondant et étrange des contes ? Comment jouer à deux tant de personnages ? Comment entraîner le public dans une spirale de jeu et de réalité ? La réponse nous sera donnée par SarkisTcheumlekdjian et ses comédiennes…
Rencontres improbables, nuits blanches au goût de folie, le village de Macondo fourmille de figures hors du commun. Héros sublimes ou ridicules, qui se trouvent toujours dans des situations fantastiques ou grotesques, de vie, de mort, d’amour, de vengeance. Comme dans les contes, les rêves ou les cauchemars, ils se métamorphosent, se brisent et disparaissent dans un nuage de fumée…
La vie n’est pas ce que l’on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s’en souvient…
Gabriel Garcia Marquez

















