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HENRI TEXIER

C’est l’un des chefs de file du jazz européen depuis plus de cinquante ans. Figure symbole d’une génération décomplexée et avide d’expérimentations, le contrebassiste Henri Texier a été le catalyseur inépuisable d’aventures musicales, traversant tous les courants, occupant un rôle déterminant tant par sa capacité à fédérer les énergies créatives qu’à encourager les musiciens en devenir. Le voilà reparti, l’œil vibrionnant, sur les traces des Amérindiens, embarquant avec lui quelques-uns des musiciens ayant collaboré à ses nombreuses formations. La belle équipe !

« Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été concerné par les Amérindiens. Déjà gamin, je préférais me costumer en Indien. Et puis très vite, je me suis rendu compte que les Indiens c’étaient des vrais gens, des êtres humains. Alors j’ai lu, vu, entendu tout ce que je pouvais trouver les concernant (…). Simultanément à la découverte de la musique de jazz, j’ai ressenti l’univers poétique du monde Amérindien et surtout, ce qui m’a fasciné, c’est le respect absolu que manifestaient les Indiens vis à vis de la nature. Afin de rendre hommage aux Amérindiens, j’ai imaginé de nouvelles musiques et de m’embarquer pour cette aventure entouré de fidèles compagnons. Grâce à notre complicité, nous avons toujours le désir intact d’explorer de nouveaux territoires, de raconter de nouvelles histoires… » Henri Texier

Henri Texier Strada Sextet

À l’image de sa contrebasse, Henri Texier est un pilier, un repère planté au milieu du jazz européen. Après un début de carrière fulgurant à la fin des années 60, aux côtés de géants américains du be bop comme Bud Powell, Donald Byrd, Dexter Gordon ou Kenny Clarke et une série de rencontres plus inventives les unes que les autres lors des deux décennies qui suivent, Henri Texier a soutenu, dans les années 90, de sa sonorité chaude et de son talent de mélodiste de jeunes musiciens, qui ont pu s’en donner à cœur joie.

(V)ivre, premier Cd réalisé avec son Strada Sextet, montre qu’une fois de plus le contrebassiste a su faire jaillir le meilleur de chaque musicien pour créer une œuvre forte et collective. Tandis que Christophe Marguet et Henri Texier offrent une rythmique puissante, Sébastien Texier, François Corneloup et Guéorgui Kornazov s’accordent à merveille en une section soudée ou se libérent pour des improvisations enflammées. La guitare de Manu Codjia, qui offre un phrasé reconnaissable entre mille, apporte une touche incisive. Un groupe dynamique et ambitieux qui donne à Henri Texier l’énergie de franchir les frontières de son imaginaire.