Sur le ton de la comédie, Marcel Pagnol portait un regard acéré, féroce sur ses contemporains. Œuvre phare, presque mythique, Topaze s’en donne à cœur joie avec les déboires d’un instituteur à l’intégrité exemplaire. Déboires qui le conduisent malgré lui à plonger dans le monde de l’argent sale. Manipulé, humilié, il découvre les ressorts du triste rôle qu’on lui a fait jouer et comprend finalement que seule la malhonnêteté peut lui apporter respect et pouvoir. Le revirement sera total. L’habileté de Pagnol est de nous rendre le personnage assez sympathique pour que l’on soit heureux de le voir triompher. Comble de cynisme.



