Est-il encore besoin de présenter Dom Juan, personnage légendaire, séducteur irrésistible, figure même du désir et collectionneur orgueilleux ?
Albert Simond, qui dirige le Théâtre du Rond Point à Valréas où il a créé un centre d’accueil, de formation, de création, a choisi de mettre en scène cette pièce de Molière pour parler de « la solitude de la liberté ».
« (…) Les libertins refusaient l’ordre moral et social. Ils inventaient rien moins que l’individu, que l’homme libre. En vrai libertin, Dom Juan ne rêve pas sa révolution, il l’accomplit.
(…) Molière faisait semblant de croire à la punition du ciel tout en sachant bien que ce sont les hommes qui punissent. Sa pièce n’a rien d’une métaphore, elle brûle. Dom Juan n’est pas un héros. Pas plus que lui nous ne serons prophètes.
(…) Dom Juan est une pièce pour toutes les jeunesses, pour tous ceux qui n’ont pas admis d’accepter. «
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