« Quelqu’un qui déteste les enfants et les animaux ne peut-être tout-à-fait rnauvais » a dit W.C. FIELDS. C’est une façon d’exprimer que, d’être trop partagé, d’être devenu pesamment majoritaire, l’amour des animaux finit par être insupportable de convenu, de mièvrerie, d’anthropomorphisme rassurant. S’il est vrai que les hommes ne savent plus communiquer entre eux — s’ils l’ont-jamais su — du moins parviennent-ils à une unanimité bavarde sur le thème de l’intelligence des animaux, de leur tendresse, de leur mystère, etc.
S’il ne leur manque que la parole, du moins ne nous manque t-elle pas. Et pourtant, dès que l’on cherche un peu, on est frappe du nombre de pages qu’à suscitées la gent animale. Et de la part des esprits les moins suspects de banalite. Les chats de Baudelaire, les oiseaux de Saint-John Perse… Alors n’y a-t’il pas une interrogation essentielle devant le monde animal, formulée avec plus ou moins de hauteur et de talent ?
Le spectacle du Taborniau Théâtre, s’il ne peut répondre à cette question, propose une mosaïque de textes, dont une grande quantité sur des musiques originales. Cette pluralité de regards, le Spectateur pourra s’en nourrir pour interroger — s’il le désire — sur sa propre situation dans le inonde vivant.
Charles SIGEL – Au Chat Botté
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Foi d’animal
RÉCITAL DE JEAN DASTE
Un homme seul sur le tréteau nu, tel nous apparait aujourd’hui Jean DASTE, comédien.
Derrière lui, soixante années de théâtre et de cinéma : débuts à 15 ans au Châtelet de Paris, ensuite l’aventure des Copiaux. la Compagnie des Quinze, le Théâtre des Quatre Saisons, des films de Jean Vigo, Alain Resnais, Ariane Mnouchkine, d’autres encore, Jusqu’à sa nomination à la tête du Centre Dramatique de Saint-Etienne, dont il fut 25 années durant l’animateur.
… Cette année, je dis quelques textes que j’ai déjà présentés et quI ont particulièrement plu, et j’en dis de nouveaux !pour la première fois, je me suis attaqué à un morceau de Rabelais…).
Je vous montrerai deux ou trois personnages inspirés de masques océaniens – je vous ferai aussi connaitre une petite marionnette de Java, que je connais bien… Et j’aurai beaucoup le trac.
GUERRE AU TROISIÈME ÉTAGE
PAVEL KOHOUT : Après sa date de naissance à Prague le 25 juillet 1928, ses études de philosophie, ses activités de journaliste, de reporter radio, d’attaché culturel à Moscou, de rédacteur de journal satirique, de metteur en scène dans un théâtre d’enfant et parallèlement ses activités d’écrivain : recueils lyriques, traductions, un livre d’enfants, des dramatiques et une quinzaine de pièces de théâtre. En 60 et 70 parurent, en Suisse le Journal d’un contre-révolutionnaire et le Livre Blanc du Dr Juracek. La publication de ses oeuvres ou leur réalisation est interdite en son pays comme dans tous les pays socialistes à l’exception de la Yougoslavie. Ne pas oublier de mentionner que malgré la possibilité qui lui fut offerte d’émigrer en 69, Pavel Kohout a choisi de rester en Thécoslovaquie. À Prague où il vit.
« Tout ce qui arrive à mes héros dans la maison paisible, n’est lié ni à une puissance, ni à un lieu concret. Quiconque, et à tous moments, peut vivre de semblables événements, s’il ne prend au sérieux ni les signaux avertisseurs du passé, ni les cris d’alarme de l’avenir, s’il laisse le tumulte des ignorants couvrir la voix de l’expérience globale de l’humanité. Cette maison paisible est sise plus encore qu’en Bohême, en Europe. Locataires de cette maison, unissez-vous ».
P. Kohout.











