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Un hibou à soi

Après Les escargots vont au ciel, le Groupe 3.5.81 renoue avec le théâtre en direction du jeune public avec Un hibou à soi et nous entraîne au pays imaginaire des sorcières pour aborder des questions essentielles ; la solitude, la différence, la propriété, la démocratie, l’égalité…
Rien ne va plus chez les sorcières !
Un terrible cataclysme vient de faire voler en éclats leur territoire, brisant chaudrons et balais, dispersant aux quatre vents de l’univers leurs recettes de bouillons, leurs boules de verre, déplumant leurs hiboux et leurs chouettes !!!
Certaines s’échappent sur un balai dépaillé, d’autres à cheval sur l’anse d’un chaudron, d’autres encore godillent sur des puzzles de glace dérivant du Pôle Nord sur fond de ciel fracassé d’éclairs !
Comment reconstruire le pays ? Comment retrouver la magie, les enchantements, les pouvoirs perdus ?
Commence alors une histoire en zigzags pleine de chants, d’éclairs et de magie avec des dialogues vifs, fous, joyeux et vibrants comme des rires de sorcières…

Les escargots vont au ciel

Nouvelle création du Groupe 3.5.81 que nous avons reçu à plusieurs reprises à Thonon, dans notamment La Byzance disparue, Le Boucher Cartésien, Congo-Océan. Les escargots vont au ciel, comme l’écrit Dominique Paquet, nous conte l’histoire d’une « rêverie toute entière tournée vers l’imagination et l’énigme du monde… Une découverte progressive de la nature et des éléments au cours de laquelle une petite fille questionneuse parcouru la marelle spiralée des espaces sensibles du monde : le feu, l’eau et les rêves, l’air et les songes, la terre et les rêveries de la volonté et du repos, la maison et la flamme. (…) Avec toujours la volonté d’affirmer la légèreté et la joie dans l’admirable indifférence du monde« .

Au bout de la plage, le banquet

Après là victoire d’Agathon, poète dramatique, aux Dionysies d’Athènes, Socrate et quelques amis se retrouvent pour une libation nocturne. Ils décident de prononcer chacun un éloge de l’Amour afin de trouver, malgré l’ivresse qui les gagne mais aussi les exalte, quelle est la nature essentielle de ce trublion. Et chacun de puiser au travers des métaphores qu’offre la libation graduée du vin, l’éloge du plus beau dieu qu’il entend servir. Seule une femme pourra répondre à la question posée : qu’est-ce que l’amour ? Une femme à laquelle ces joyeux buveurs, tendres, obscènes ou graves ne pourront que rendre les armes.
Avec Au bout de la plage, le banquet, le Groupe 3.5.81 monte une comédie !… À ne pas manquer…

La Byzance disparue

En Février 1992, nous vous avions présenté trois spectacles du Groupe 3.5.81. Cette saison, nous recevons à nouveau cette compagnie qui, afin de peaufiner la création de La Byzance disparue, que nous coproduisons, sera en résidence à la Maison des Arts du 18 Octobre au 8 Novembre 1993.

Dominique Paquet présente la pièce en ces termes :  » Octobre 1922 à l’issue du conflit nationaliste gréco-turc : sur un chantier archéologique de la vieille Byzance, s’affrontent Grecs et Turcs en un ultime combat. Là, une petite humanité réchauffée au feu du paradis perdu, essaie de survivre malgré la perte de ce qui lui était le plus cher : perte d’un amour, d’une famille, d’un pays, d’un passé. Métaphore des nationalismes contemporains, La Byzance disparue met en scène ce qui nous constitue. La Perte. Ce par quoi nous commençons. Ce qui se décline ensuite dans l’exil, le déracinement, la disparition. Nos cris de fin de siècle. « 

Congo-Océan

Ce spectacle du Groupe 3.5.81 se joue sur un jeu de l’oie figurant la construction du Congo-Océan dont les accidents sont autant d’étapes que se disputent trois joueurs aux intérêts opposés. Il ne s’agit pas d’un pamphlet anti­colonialiste, mais d’une mise en scène du vertige suscité par le jeu et par la conquête de la Nature, du Sol, de l’Espace dont l’homme depuis l’aube de sa naissance a fait son primordial souci. Et puis, il y a le jardinier-croupier, qui lui se tait…

« Un pièce violente où les joueurs s’abreuvent au même poison : le pouvoir. Un excellent spectacle« . V.S.D

Pontormo

En 1554, Jacopo da Pontormo, peintre florentin âgé de soixante ans, commence à rédiger un journal qu’il poursuivra jusqu’en 1556, environ deux mois avant sa mort. Au moment où il écrit ce journal, ce peintre célèbre et respecté travaille depuis huit ans à la réalisation de la commande la plus importante de sa carrière, la décoration du chœur de l’église San Lorenzo, pour le compte du duc de Florence, Cosme de Médicis.

« En adaptant le journal de Pontormo pour la scène, nous avons voulu interroger une solitude, une conscience, une obstination, une peur, et non reconstituer la vie de celui­-ci. En donnant le texte du journal dans son intégralité, nous souhaitons rendre compte de la parole de Pontormo dans ce qu’elle a d’opaque, et à la fois d’étonnamment proche. » Groupe 3.5.81

Le Boucher Cartésien

Le Groupe 3.5.81 nous avait séduits lors du Festival d’Avignon 91 avec Congo-Océan. Il nous a enthousiasmés cette année avec Le Boucher Cartésien et Pontormo. Nous avons donc décidé de vous faire partager ces vrais moments de théâtre en vous proposant ces trois dernières créations.

« De l’art de disséquer l’animal à l’art de dissé­quer l’esprit, il n’y a qu’un pas que Descartes a franchi unissant harmonieusement l’âme et le corps. Nous en avons franchi un autre. Celui de mettre en scène un boucher, René Descartes, et sa femme, experts en viande et en philosophie« . Groupe 3.5.81