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La demande d’emploi

La demande d’emploi : 1971. Nous sommes à l’aube d’une crise économique sans précédent, celle du choc pétrolier de 73. La compétitivité est à l’honneur et de nouvelles méthodes de management envahissent l’entreprise. Fage est directeur des ventes. Au chômage depuis trois mois, il découvre l’univers de la recherche d’emploi, les entretiens d’embauches, aussi complexes que cruels. Pas de pitié à attendre. La vie est un combat et c’est tout. D’autant plus qu’il faut composer avec une épouse qui supporte mal la perte d’un cadre de vie sécurisant et une adolescente en pleine rebellion… Fage est sur la touche. L’œuvre de Michel Vinaver saisit le monde contemporain à travers une écriture qui déjoue les modes habituels de représentation du réel : absence de lieu, rupture de chronologie, enchevêtrement des motifs et des rythmes. Après avoir présenté dans nos contrées deux classiques de Molière et Marivaux, René Loyon choisit de prendre le texte La demande d’emploi à bras-le-corps, cette pièce incisive, d’une acuité incroyable.

 » Prémonition vinavérienne et paradoxe surprenant d’une pièce qui, au fil des années, n’a cessé de gagner en actualité en imposant, à travers une très subtile construction formelle, son implacable lucidité.  » René Loyon

La Double Inconstance

La Double Inconstance : charmé par la beauté de Silvia, une jeune paysanne, un Prince l’enlève et la conduit dans son château. Il veut l’épouser mais la belle demeure fidèle à son fiancé Arlequin. Par le biais d’un stratagème, le Prince va dès lors tout tenter pour rompre l’amour entre les deux jeunes gens… Admirable analyse des mœurs du 18e siècle, cette comédie moderne et acide de Marivaux explore son thème de prédilection : le sentiment amoureux dans tous ses états. La Double Inconstance est une comédie qui mêle farce et satire sociale.

“ (…) L’amour – le sentiment amoureux dans tous ses états – constitue le centre d’intérêt primordial de Marivaux. Mais sa prédilection pour ce thème ne tient pas seulement à son goût pour les jeux érotiques du langage (le fameux marivaudage…) ; il y a chez lui un enjeu, en quelque sorte, une politique de l’amour, qui donne à son théâtre une singulière gravité : aimer, c’est se mettre sous la coupe de l’autre ; être aimé, c’est avoir tout pouvoir sur l’autre, c’est le « posséder »… (…) Drôle d’histoire, drôle de manipulation. Et drôle d’atmosphère paradoxale que celle de ce théâtre marivaudien, qui semble suspendu dans un entre-deux onirique et qui, pourtant, met en scène avec une confondante minutie le comportement d’êtres humains qui nous ressemblent étonnamment (…). “ 
René Loyon, metteur en scène du spectacle La Double Inconstance

Dom Juan

Jouée pour la première fois en 1665, Dom Juan est l’une des pièces les plus importantes de Molière. Grand spécialiste de cet auteur dont il a monté plusieurs textes, le metteur en scène René Loyon, artiste associé à la Maison des Arts Thonon-Évian, s’attache à la personnalité de ce libertin, de ce provocateur, de cet anti-conformiste, de cet homme aux multiples facettes, qui ne jure que par la passion immédiate et volatile, et qui flirte avec le diable. Après Pour un oui ou pour un non, il s’attache à questionner les tourments de l’âme humaine.

Pour un oui ou pour un non

Artiste associé à la Maison des Arts, le metteur en scène René Loyon nous présente deux pièces cette saison, la première issue d’un texte contemporain, la seconde d’un texte classique, Dom Juan de Molière. Pour un oui ou pour un non est la dernière œuvre dramatique de Nathalie Sarraute, un texte court écrit en 1982 qui porte en lui la quintessence des relations humaines.

Tout commence doucement… Un homme s’inquiète de la distance que semble prendre son ami de toujours. Peu à peu, la brèche s’ouvre sur quelques mots apparemment anodins, « C’est bien…. ça », dits sur un ton où perce la condescendance. Trois mots dérisoires qui font office de goutte d’eau et font remonter à la surface des années de frustrations enfouies… Voilà enclenché le processus de mise à mort d’une très ancienne amitié. Avec un humour implacable, Nathalie Sarraute s’appuie sur la fragilité de nos rapports avec les autres, sur la part d’ombre dans l’amitié et l’amour, sur le besoin douloureux de reconnaissance qui nous constitue. Au fil de la pièce Pour un oui ou pour un non, nous prenons la mesure de la gravité de l’acte de parole. Au-delà du vocable et de la tonalité, il y a des hommes, des êtres avec leurs blessures, leurs meurtrissures, leurs plaies.