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	<title>Archives des La 56ème Compagnie - Archives Maison des Arts du Léman</title>
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		<title>La maladie d&#8217;être mouche</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2002 19:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Thonon-les-Bains]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Maurice Novarina]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Thonon . Théâtre M. Novarina</p>
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<p>« <em>Oui, je vous aime, je vous adore.<br>Laissez-moi vous le dire. Laissez-moi vous flatter,<br>vous lisser le refrain dans le sens du poil.<br>Je suis la Reine des mouches, votre reine Bouche d&rsquo;or.<br>Mon amour est universel.<br>Comme la mort, mes mouches.<br>Et j&rsquo;en suis généreuse.</em>« <br><br>Monologue débordant, polyphonie pour voix solo, bouffonnerie poé­tique, <em>La maladie d&rsquo;être mouche</em>, ce premier roman d&rsquo;une jeune suissesse vivant à Genève, fait penser à Novarina et à Ghelderode réunis par sa démesure baroque, sa force performative et sa puissance physique. Artaud n&rsquo;est pas loin non plus. La Reine des mouches parle à ses sujets, décrit son royau­me, édicte des lois, se révèle à nous par facettes interposées. La langue qu&rsquo;elle utilise, bave pétrifiée avec laquelle elle bâtit son empi­re, a l&rsquo;épaisseur et la profusion d&rsquo;une coulée de lave. Et cet être de pouvoir absolu, omniprésent, insaisissable, met chacun de nous face à l&rsquo;ambiguïté qu&rsquo;il entretient avec la tyrannie.<br><br>Dans son désir de rencontre du théâtre et de l&rsquo;image, par la mise en présence simultanée d&rsquo;un acteur et de sa propre image filmée et pro­jetée en direct sur le plateau, le metteur en scène s&rsquo;attache à placer le spectateur devant un être proférant une parole de pouvoir, un être qui s&rsquo;adresse continuellement à lui. Le travail sur le son, très impor­tant dans ce spectacle, procède de la même démarche, amplifiant et déformant les propres sons émis sur scène. Le résultat est stupéfiant. Est-ce du théâtre ou une sorte d&rsquo;oratorio version pop sortie des années 70, avec la technologie en plus (on peut imaginer que Peter Gabriel de Genesis aurait pu produire de telles performances)… Il n&rsquo;y a pas forcément d&rsquo;étiquette pré-formatée pour un tel spectacle, mais une chose est sûre : Christophe Grégoire, qui a mis trois années pour réaliser, par touches successives, son spectacle, réussit une fusion du texte, de l&rsquo;image et du son sans que son spectacle ne pren­ne à aucun moment la pente de la « technologie pour la technologie ». Au centre, il y a le texte et l&rsquo;acteur et tout concourt à une forme cohé­rente, surprenante. <em>La maladie d&rsquo;être mouche</em> est une invitation pour l&rsquo;ailleurs.</p>



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